Quel est le premier métaverse ?

Facebook espère changer complètement le monde numérique et la façon dont il est utilisé. L’entreprise de Mark Zuckerberg prédit que l’essor de nouveaux univers numériques appelés « métaverse » révolutionnerait les achats en ligne, l’utilisation des médias sociaux et la visioconférence. Que sont exactement ces « métaverse » ? Décryptage.

D’où vient cette idée et comment elle a été interprétée au fil du temps ?

Pour mieux définir le métaverse, il est nécessaire d’examiner ses racines. Pour la première fois, dans le livre de 1992 de Neal Stephenson, The Virtual Swordsman, l’expression « métaverse » apparaît en version imprimée. L’auteur américain tisse l’histoire d’un homme d’affaires prospère qui se lance le défi de construire un univers parallèle où réalités augmentées et virtuelles se mêlent de manière homogène au fil des pages de son roman. Objectif fils ? Gardez les pensées de ses utilisateurs sous contrôle. Ce résumé devrait vous rappeler Mark Zuckerberg et son idée du métaverse marketring, que nous développons ci-dessous.

Ainsi, 30 ans se sont écoulés depuis que le concept de « métaverse » a été inventé pour la première fois. Cela devient plus accessible au grand public avec la sortie de films comme Ready Player One (2018), réalisé par Steven Spielberg, et d’autres œuvres de cinéma comme Matrix (1999), qui explorent également la notion de monde virtuel.

N’oubliez pas que le métaverse s’étend bien plus loin que le virtuel. Ce dernier existe depuis pas mal de temps et est composé de personnages virtuels contrôlés par l’IA (Intelligence Artificielle). Autrement dit, le monde virtuel n’est pas un métaunivers mais plutôt un univers fictif conçu pour les jeux vidéo. De même, le métaverse rassemble non seulement les jeux vidéo, les réseaux sociaux, le e-commerce, les mondes 3D virtuels et immersifs, mais aussi les places de marché.

Découvrez le prochain niveau d’achat en ligne dans un environnement entièrement numérique

Dominique Boullier, professeur de sociologie à Sciences Po Paris, est activement engagé dans la recherche sur ces enjeux numériques. L’universitaire présente les « métaverse » comme des outils susceptibles de mieux connecter les mondes virtuel et réel. L’objectif est de créer un univers numérique qui semble réel en maintenant des connexions avec le monde physique. Ce dernier nous permet de participer en engendrant divers jeux et débats, de sorte que l’instructeur peut être spécifique.

Facebook, en fait, promet un changement de paradigme dans la façon dont Internet est utilisé. Les « métaverses » sont une collection de mondes virtuels où les utilisateurs peuvent collaborer sur des projets et explorer de nouveaux mondes avec ceux qui ne sont pas physiquement là. Le géant d’Internet se vante, « (…) Vous pouvez passer du temps avec des amis, travailler, jouer, apprendre, faire du shopping, créer, et plus encore. »

Cette nouvelle aventure se veut plus immersive. L’avatar d’un utilisateur sera un identifiant numérique. Ces représentations numérisées des internautes pourront revêtir les vêtements que ces internautes ont réellement achetés dans des boutiques virtuelles. Ces personnes peuvent alors rejoindre une réunion 3D avec leurs collègues virtuels. Ils peuvent emmener leur moi numérique à un concert ou à un événement sportif.

Des mondes virtuels qui combinent la technologie de réalité augmentée et virtuelle

Les « métarvers » utilisent deux technologies de pointe : VR/AR. La réalité virtuelle (VR) est une simulation générée par ordinateur d’un environnement réel. Le but de la réalité augmentée est de combiner des éléments virtuels et physiques. Idéalement, l’utilisateur est immergé dans un monde virtuel entièrement tridimensionnel, similaire au jeu vidéo populaire Les Sims, dans lequel il peut changer d’apparence via un avatar ou un hologramme.

Le casque de réalité virtuelle reste le meilleur équipement à avoir sous la main. Celui-ci offre à l’utilisateur une perspective à 360 degrés. « Nous essayons de créer une réalité virtuelle 3D ici avec du matériel sérieux. Il y a déjà une utilisation répandue de cela dans les jeux vidéo. Le concept est que nous pourrions faire tout ce que nous faisons normalement dans la réalité virtuelle, comme faire du shopping ou regarder un film .

Le NFT, un ajustement parfait pour le métaverse

S’efforçant constamment d’assurer « l’interopérabilité entre les plateformes », le métaverse cherche à exploiter toutes les opportunités commerciales et à les adapter au domaine numérique. Et ceci est également envoyé au NFT (Non Fungible Tokens). Les NFT, qui peuvent être assimilés à des certificats de propriété numérique, sont désormais utilisés pour garantir des transactions sur le marché de l’art virtuel. Les chaînes de blocs, une sorte de technologie de stockage, sont utilisées pour leur authenticité afin que des magasins de données uniques et sécurisés puissent être identifiés.

De nombreux investisseurs et collectionneurs du monde entier utilisent déjà les monnaies numériques. Il peut sembler absurde de débourser des sommes exorbitantes pour acquérir des droits de propriété exclusifs sur une œuvre qui n’existe que dans le cyberespace. Et pourtant, c’est précisément la stratégie poursuivie par un grand nombre de collectionneurs à travers le monde. Quel est leur objectif ? Prendre quelque chose qui ne vous appartient pas et pouvoir en profiter sur n’importe quel écran, quelle que soit sa qualité, est un phénomène qui explose dans le monde réel.