Les métiers du droits

Il semble difficile de trouver une profession dans laquelle les recruteurs sont sympathiques sur le marché actuel. Le domaine juridique, comme beaucoup d’autres, est en proie à des phénomènes d’attraction-répulsion qui peuvent être particulièrement décourageants pour les étudiants en quête du Graal des carrières, le fameux « taux d’incorporation professionnelle ». Parce que « entrer sur le marché du travail » ne signifie pas forcément « entrer sur le marché du travail pour le pire », nous vous présentons quelques métiers du droit qui recherchent activement et embauchent malgré tout les diplômés de demain.

Greffier

Qu’est-ce que c’est ?

Le greffier est une sorte d’huissier de justice français qui joue un rôle crucial dans le fonctionnement quotidien et logistique du système judiciaire français. Il garde la trace des décisions de justice et s’assure de la validité des actes judiciaires (tels que les jugements prononcés, les avis écrits et les procédures orales). En outre, sa présence est requise pour assurer la régularité et la justice de la forme d’un jugement, et il suit méticuleusement les dossiers dans lesquels il exécute des ordres administratifs.

Avec quel type de formation ?

Un candidat ayant l’équivalent d’un bac+2 peut se présenter à un concours dont le taux de sélection est très faible. L’heureux gagnant du concours bénéficiera d’une formation de 18 mois à l’École nationale des greffes de Dijon, à l’issue de laquelle il sera officiellement titularisé dans la fonction publique française.

Quel type de salaire peut-on espérer recevoir ? 

Le traitement net d’un greffier débutant est de 1 610 €, et il augmente régulièrement au cours de la carrière, conformément aux exigences statutaires.

Pour aller plus loin : 

Le ministère de la Justice reconnaît la profession de greffier à travers un profil librement accessible et le portail « La Justice recrute ». Le site institutionnel, vie-publique.fr, met également à la disposition des usagers une synthèse de la filière.

Le clerc de notaire

Mais de quoi s’agit-il ? 

Le personnel de bureau du notaire doit être méticuleux, énergique et toujours sur ses gardes. En tant qu’assistant du notaire, cette personne doit être un expert en droit, notamment en droit notarial, en droit des affaires (y compris le droit public) ou en droit immobilier. Le clerc de notaire apporte une aide quotidienne en assurant une veille juridique permanente, en constituant le dossier administratif nécessaire et en accueillant les clients à l’étude notariale. S’il est amené à rédiger un acte notarié pour l’étude, il est l’expert incontournable pour bien le faire.

Avec quelle formation ? 

Après avoir suivi le BTS Notariat et la Licence professionnelle des Métiers du notariat, le clerc de notaire type est l’heureux titulaire d’une maîtrise en droit (niveau bac+4 minimum). Les études peuvent également se faire en alternance si on le souhaite.

Quel salaire peut-on espérer ? 

Le salaire de départ d’un clerc de notaire varie selon l’office et le lieu, mais il est souvent de l’ordre de 2 000 € par mois en salaire brut.

En outre, l’Association des notaires de France et le Centre national d’information sur les enseignements et les professions proposent des profils détaillés de la profession notariale sur leurs propres sites Internet.

Juriste d’assurances : une connaissance approfondie du secteur dans les moindres détails

Qu’est-ce que c’est ? 

Quelqu’un sait-il ce que fait un juriste d’assurance pour gagner sa vie ? En revanche, vous devez d’abord vous concentrer sur votre domaine d’expertise. En effet, un juriste d’assurances connaît bien le secteur des assurances et prévoit de garder un œil juridique constant sur le sujet au fur et à mesure de son évolution. L’avocat en assurances est chargé de gérer au quotidien les dossiers qui lui sont confiés par son employeur, en s’appuyant tant sur la jurisprudence que sur les textes législatifs et réglementaires.

Avec quelle formation ? 

Une maîtrise en droit des affaires, en droit fiscal ou en droit civil est idéale.

Quel salaire peut-on espérer ? 

Le salaire de départ d’un juriste d’assurance peut varier entre 2 500 et 3 000 euros par mois, en fonction de facteurs tels que l’employeur et le lieu.

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Entre droit et comptabilité : Le commissaire aux comptes

De quoi s’agit-il ? 

Le rôle du commissaire aux comptes est également décrit à l’aide du terme anglicisé « auditeur légal« . Le rôle du commissaire aux comptes est souvent mal compris par les étudiants car il nécessite une formation à la fois en droit des affaires et en comptabilité. Le rôle du commissaire aux comptes est de s’assurer que les entreprises auxquelles il consacre du temps fonctionnent légalement, de veiller à ce que des états financiers annuels exacts soient préparés, et de rester en contact régulier avec l’administration judiciaire pour rectifier les incohérences qui peuvent survenir au sein de l’entreprise.

Avec quel type de formation ? 

Après avoir obtenu un master 2 (bac+5) en droit ou dans un autre domaine, un futur commissaire aux comptes doit passer deux concours, en fonction de son parcours : soit le certificat préparatoire au poste de comptable (si le candidat a un master qui n’est pas en comptabilité ou en contrôle de gestion), soit le stage préparatoire de 3 ans. Après trois ans, une personne peut devenir commissaire aux comptes en obtenant un certificat d’aptitude à certaines fonctions.

Quel type de salaire peut-on espérer recevoir ? 

Le salaire de départ d’un commissaire aux comptes peut se situer entre 2 500 et 3 000 euros par mois en salaire brut, mais cela peut varier en fonction de la localisation des fonctions du poste et de l’employeur.

Pour en savoir plus : 

l’Association nationale des experts-comptables et le Centre d’information et de documentation jeunesse proposent des fiches d’information destinées au grand public.